10 et 11 décembre 2009


Que faisons-nous de notre temps?
Le temps qui passe est-il le nôtre?
Quelqu'un gagne-t-il le temps que je perds?
Mon temps est-il utile? à qui?
Est-ce nous qui employons le temps ou lui qui nous emploie?
Si je ne profite pas de mon temps, qui va en profiter?
Le plus clair de mon temps est une conférence-spectacle sur nos pratiques quotidiennes de gestion du temps et sur les conceptions du temps qu'elles révèlent. Elle interroge comment s'établissent et se déplacent les frontières entre temps de loisir et temps de travail, temps libre et temps du devoir, temps intime et temps social. Y a-t-il une frontière claire entre temps intime et temps social ? correspond-elle à la frontière entre temps de travail et temps de loisir ? qu'est-ce que le temps libre ? libre de quoi ? quand le temps ne m'est plus compté, ai-je toujours l'impression de compter ?
Dans quelle mesure mon temps m'appartient-il ? C'est le rapport au temps dans notre société qu'il nous intéresse de creuser. Rechercher les stratégies individuelles par rapport au vertige du temps qui passe, questionner les notions de gain de temps, perte de temps. L'enquête part à la recherche de stratégies singulières d'organisation du temps et de tri dans les priorités, stratégies qui trouvent leur chemin dans les méandres des mutations sociales introduites par la législation du travail."

Dans Le Plus Clair de mon Temps, les éléments du spectacle sont liés par un travail musical d'agencement et interpénétration des documents entre eux, selon une partition précise. La diffusion des images est intimement connectée à ce travail musical, qui rythmera la création vidéo. Musicien et plasticien sont donc sur scène pour orchestrer le déploiement sonore et visuel de cette «conférence». La partition finale est jouée par des interprètes plus que des acteurs, c’est-à-dire des artistes qui ont
développé leur jeu à la manière de l’interprétation musicale, interprétation sans incarnation ; jeu d’un texte ou d’une partition gestuelle ou multimédia sans personnage, si ce n’est ce personnage de l’interprète, ce narrateur d’un genre un peu particulier.
Dans ce cadre, le plasticien est logé à la même enseigne que le comédien, le conteur ou le chanteur. Il joue sa partition visuelle, il rend compte en images, et c’est à cela qu’on assiste, au ballet des raconteurs d’histoires. Ce travail poursuit la recherche menée par la compagnie Si et seulement Si autour d’un langage scénique multimédia. Il a pour origine la convocation sur le plateau de formes sociales existantes et leur reconfiguration, leur articulation en un autre langage que celui de la réalité éminente. Le travail des rythmes de parole et d'échange, le maillage des données, la superposition des pièces du puzzle, la conjonction des significations, toute cette architecture précaire est là pour proposer des pistes de réflexion à entrées multiples, faire des découvertes qui ne soient pas déjà annoncées.
Manière de faire jouer les pièces entre elles, de mettre du jeu dans les rouages pour que la mise en sens devienne l'expérience de chacun dans le présent de la représentation.
Les Jeudi 10 et Vendredi 11 décembre 2009 à 20h00. Tarifs 5€/10€ - Réservations 03 26 77 41 41
Renseignements www.compagnie-ssi.net .
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